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 J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !

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MessageSujet: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Dim 9 Juin - 23:24

Je tremblais. Habillée de haillons que l'on donnerait même pas à un esclave en guise de vêtements, je tremblais. Mais, je ne tremblais pas de froid, bien au contraire. Ni même à cause d'une chaleur trop forte. Je tremblais, mais je n,en avais guère conscience. Je ne tremblais pas de rage non plus. Je tremblais pour ce que j'allais faire. Lui, ce capitaine, cet ignoble homme, personnage, allait me forcer contre mon gré à faire cela. Moi, une tueuse ? J'y étais bien obligée. C'était eux ou moi. Malgré tout ce que j,endurais jour après jour depuis ma naissance, je tenais à la vie. je croyais bien qu'un jour, quelqu'un allait venir me libérer. Je crois bien qu'un jour, je serai libre. Un jour, je pourrai marcher, lire, rire, pleurer. Danser, chanter. je pourrai faire tout ce que je rêve de faire et qui m'est interdit. Je pourrai vivre, sans avoir peur. Un jour, je serai libre de mes mouvements et je n'aurai plus à vivre sous la croupe de ces marins. De ces brutes. Qu'un jour, la vie me sourirait. Alors, j'étais bien obligée pour l'instant de faire ce que l'on attendait de moi. Que cela me plaise ou non. Que cela me répugne ou pas. Peu importait mes états d'âme. Savoir ce que j'en pensais ne leur dérangeait pas. Ce qui leur importait, c'était le travail bien fait. Impossible de ne le faire qu'à moitié, sinon, gare aux châtiments. J'empoignai l'épée à deux mains. « Désolée ... Ce ... Je n'ai pas le choix. Puisse votre âme courageuse entrer dans les hautes sphères... » J'abattis l'arme tranchante sur son cou. D'un coup sec. Le sang gicla, et gicla encore. Sur moi, sur la lame ainsi qu'autour de moi. Pour ma part, je n'étais qu'une loque vacillante. Secouée de tremblements trop violents, je m'écroulai au sol. Quelqu'un m'empoigna par le bras, serrant fort. Mais je n'en avait cure. Au moins cela changeait toutes mes pensées de place. La douleur mentale de revoir sans arrêt ce que j'avais du lui infliger, à lui, simple paysan sans histoire. Je fus prise de violents haut-le-coeur et je rendis tout mon repas. Ils pouvaient bien me faire tout le mal qu'ils voulaient. Au moins, je n'y penserais plus. Je ne sus jamais comment j'avais regagné le navire. Apparemment, cela faisait presque trois jours que j'étais dans un état catatonique. je n'avais réagis à rien, pas même lorsqu'ils m'avaient abusée plus violemment que de coutume.


Je m'éveillai en tremblant de tout mes membres. Je pleurais. J'hurlais. Je me débattais intensément. J'avais peur, j'étais tétanisée, effrayée. Cela prit plusieurs minutes avant que je ne me calmes complètement. Avisant enfin l'environnement autour de moi, je pus lentement me calmer et ma respiration laborieuse revint lentement à un niveau acceptable. J'inspirais à présent l'air frais qui entrait par mes narines et prenait lentement le chemin de mes poumons. Cela me faisait un bien fou. Voir que j'étais libérée et non sous leur croupe. Que j'étais dans un environnement protégée, éloignée de tout danger potentiel. Une dizaine de minutes plus tard, je pus enfin prendre vraiment conscience de ce qui m'entourait. À la fenêtre de ma chambre, des rideaux rouge rubis voletaient doucement sous l'assaut du faible vent frais. Les murs, le plafond et le plancher de pierre devaient être glaciaux. D.une couleur brun-noir, sous la lumière des torches, ils avaient l'air un peu lugubres. J'ai une base de lit en pierre avec un matelas en plumes. J'ai une armoire en bois avec quelques tuniques à l'intérieur. Installée sur mes draps trempés de sueur, je pense à me lever, car je ne pense pas réussir à me rendormir. Mes draps rouge sont inconfortables. Je fini par me lasser et je me lèves, avec ma tunique me collant à la peau. Je prends une tunique, un pantalons, des bottes de cuir souple, un savon et une serviette avant de me diriger vers la salle des bains. Grimaçant sous le froid des pierres du plancher qui s'insinue sous mes pieds, je continue néanmoins d'avancer vers l'eau que je sais chaude et bienfaisante. Par une fenêtre du couloir - qui n'a pas de rideaux - j'aperçois que la nuit est encore là et que l'aube sera là dans une heure. En chemin, je croise une servante et je lui demande d'aller changer les draps de mon lit.

Une fois dans la salle des bains, je me déleste de ma tunique collante de sueur et entre dans l'eau chaude avec un soupir de satisfaction. L'eau chaude faisant lentement son effet bénéfique, je me détends et profite de la chaleur. Les yeux fermés, j'essaie de faire le vide dans mon esprit. De ne plus penser à ces atrocités que j'ai du commettre pour ne pas périr à mon tour. Je me met à trembler, mais me contiens bien vite. Je plonge la tête sous l'eau et en remonte une minute plus tard, à bout de souffle et en manque flagrant de cet oxygène faiseur de vie. Je me saisi du savon et me lave vigoureusement les cheveux. Ensuite, je replonge sous l'eau pour enlever tout résidu de savon qui aurait pu s'accumuler trop longtemps. Lavant mon cours amaigrit par les années de jeûne et de souffrances, je finis par me sentir propre et sors de l'eau chaude avec un frisson. L'air ambiant est beaucoup plus frais que l'eau des bains. je me sèche avec une moelleuse serviette et m'habille de la tunique et du pantalon rouge comme un rubis, dit-on. Je laisse là ma tunique de nuit trempée et ma serviette humide. Je me rends aux cuisines. Malgré l'heure de la nuit, il y a toujours quelqu'un. J'entre et demande à manger des fruits et de la viande. Avec du pain, si possible. Avec un bon grand verre de lait. Assise sur un des bancs de bois auquel s'accorde la table, la servante me sert à manger et j'engloutit le tout rapidement. Par la suite, je vais dehors. Je me rends à la plage. La lune pâle se reflète dans l'eau de l'océan. Cela lui donne un aspect féerique, magique. Magnifique. Seulement, je prends le temps d'apprécier tout cela, toutes ces petites choses insignifiantes que la vie peut nous montrer. Je me met à courir lentement. Je veux être en meilleure forme. Me faire un corps, un cardio. Être endurante. Après une heure, je m'arrête. Le soleil se lève lentement au bout de l'océan, sur l'horizon. Teintant le ciel et l'eau de couleurs orangées, violettes, roses et marines, la nuit fait place au jour. Je m’assois sur une roche plate et savoure ce moment magique. L'arrivée du jour a toujours signifié pour moi une nouvelle journée à vivre, à apprendre. Une journée où je peux espérer.

HRP: J'EN AI MARRE DE TOUT PERDRE -.- C'est pour ça que c'est siiiiiiiiiii court ... Voilà. J'ai du le recommencer quatre fois.
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Mer 12 Juin - 2:17

Les journées se suivent et se ressemblent. Caerys est endormit profondément dans son lit. Ses longs cheveux d'ébène sont éparpillés partout dans son lit. La jeune femme était un peu étendue pour prendre une bonne partie de son lit. Elle bouge durant son sommeil, faisant entortillés ses draps tout autour de son corps alors que ses tonnes d'oreillers se retrouvaient ici et là. L'héritière était en train de rêver à un passage de sa vie dans son passé. Elle était avec sa mère alors que celle-ci lui faisait l'éducation personnellement. L'impératrice avait moins de tâches que l'empereur lorsque celui-ci est l'héritier et qu'il a tout simplement épousé une femme... Elle a donc beaucoup de temps à lui consacrer et c'est pour cela que la jeune femme est bien plus proche de sa mère que de son père. Le dirigeant de l'Empire n'est presque jamais là pour elle. Caerys ne porte pas beaucoup son paternel dans son cœur. C'est pourquoi elle a hâte qu'il meurt et qu'elle puisse prendre sa place. Sa mère aura toujours un endroit où se loger dans la forteresse mais elle n'aura aucun droit. Elle n'est pas de sang royal de naissance de toute manière. Mais la princesse a quelques sens de l'honneur, ce qui fait en sorte qu'elle la laisserait vivre et dans le luxe dans la forteresse. Sa mère était en train de lui parler quand les yeux de la princesse dérivèrent vers une grande fenêtre. Elle avait aux alentours de 12 ans dans ce rêve. Ses yeux rouges se posèrent sur une forme au loin, qui avançait peu à peu et devenait de plus en plus grande. Caerys ignorait ce dont il s'agissait jusqu'à ce que cette forme étrange ne vienne assez près pour qu'elle distingue qu'il s'agissait d'un être humain. Que faisait-il là à cette heure de la journée? Soudain, elle aperçu dans ses mains quelque chose de blanc. Et elle le reconnaissait. C'était un messager. Quelque chose était-il arrivé? L'adolescente voulait savoir mais il lui fallait rester dans la place afin d'écouter sa mère. Heureusement, l'impératrice avait presque terminé et l'héritière quitta à la hâte la pièce. La princesse impériale se dirigeait vers la salle du trône et se penchant, elle regardait la pièce par le seul trou possible: la serrure. Aaaah... les plaisirs de l'adolescence! Se cacher et espionner son prochain. La jeune fille voyait le messager - qui semblait bien nerveux d'ailleurs - regarder l'empereur qui lisait attentivement la missive. Et avant qu'elle n'ait eu le temps de le voir venir, la tête de l'homme, le messager, avait été brutalement tranchée. Le sang giclait, giclait. Lentement, ses genoux s'effondraient au sol et tout son corps s'en suivit. Son père l'avait décapité. Caerys recula lentement alors qu'elle venait d'assister en direct à un meurtre sordide que son père avait fait, sans aucune raison. Simplement par... envie? Exploser sa mauvaise humeur sur quelqu'un en lui tranchant la tête? Faisant volteface, la jeune fille partie en courant. Ses pieds nus faisaient quelques échos sur le plancher mais elle continuait à courir jusqu'à atteindre sa chambre où elle se cachait sous les couvertures...

Et ce fut la fin car brutalement, Caerys ouvrit les yeux. Sa respiration courte et saccadée, son cœur qui battait la chamade, la princesse impériale repousse violemment les draps de son lit et se redresse d'un seul coup. Ses longs cheveux noirs tombèrent devant son visage. Lentement, elle passe les mains sur son visage et soupire longuement. Elle n'avait pas refait ce rêve depuis fort longtemps. Le plus pénible pour elle, ce n'était pas d'avoir vu le messager se faire trancher la tête mais le visage de son père lorsque cela était arrivé. Secouant la tête, Caerys se redresse de son lit et commence à marcher. Posant les mains sur les grands rideaux de sa chambre, elle les ouvre d'un trait et les laisse glisser sur les cintres. L'aube n'était pas encore là. Foutu cauchemar... La princesse impériale se dirige donc vers sa garde robe et opte pour des pantalons noir en cuir et un chandail rouge foncé ainsi qu'une veste en cuir noir pour que cela s'ajuste parfaitement avec le reste. Elle apporte aussi des bottes noires et se dirige vers les bains. Caerys prend le temps de prendre un excellent bain chaud et relaxant. Sa journée allait pouvoir bien commencer mais c'était surtout pour détendre son corps suite au réveil tendu d'un tel cauchemar. Elle pensait ce terrible souvenir enfouit dans sa mémoire, même voir disparut. Mais il faut croire que les pires démons ne sont jamais bien loin. La belle sort de l'eau lorsque tout son corps est purifié et s'habille tranquillement. Marchant dans les couloirs, la jeune femme s'arrête à la salle d'arme pour aller chercher ses gants avec les griffes en métal et de venir chercher une dague. Peut-être allait-être avoir envie de s'entraîner seule ou de demander à un soldat. Mais ceux-ci avaient tous peur de l'affronter car s'ils la blessaient, peut-être qu'elle les ferait exécuter.

Caerys se dirige vers les grandes portes menant à l'extérieur, sans oublié qu'elle a piqué quelques fruits et quelques tranches de pains des cuisines. Elle sort de la forteresse et regarde à l'extérieur un moment. Prenant une grande inspiration, la princesse impériale se dirige vers la plage mais elle s'arrête lorsqu'elle aperçoit une forme plus loin en mouvement. Calmement, elle se fond dans l'obscurité pour ne pas être vue. La personne en question semblait courir, mais elle ne semblait pas fuir quelque chose. Si cela était un entraînement, elle s'y prenait vraiment tôt. Mangeant calmement en même temps qu'observer l'inconnue courir, la jeune femme tombait de nouveau dans ses souvenirs. Peu à peu le temps passait. Au bout d'environ une heure, l'inconnue décida enfin d'arrêter de courir et de venir s'asseoir sur un rocher. Les yeux rouges de la jeune femme se dirigeaient vers l'horizon. L'aube se levait. C'était toujours un spectacle aussi merveilleux et fascinant. Jamais l'aube ni le couché du soleil n'étaient semblables à toutes les fois. Chaque jour c'était un nouveau spectacle à observer. Caerys se dirige alors vers l'inconnue et s'aperçoit que c'était une jeune adolescente. Elle devait soit être une élève ou une future écuyère. Ou si elle était autre chose, elle ne voyait vraiment pas quoi. Soudain, elle s'avance et saute brusquement sur le rocher. Mais elle a bien évalué la distance pour ne pas tomber sur la jeune fille. L'héritière la regarde même si elle est debout face à elle qui est assise.


- Eh bien, tu es bien matinal jeune fille! Que se passe-t-il donc pour que tu ne sois pas encore dans ton lit ou même maximum dans les cuisines à cette heure-ci?

Il était très rare d'apercevoir quelqu'un de son âge dans le coin à cette heure-ci, surtout que l'endroit peut s'avérer être très dangereux. Enfin bon, Caerys s'en fou un peu mais tant qu'à ne rien faire, aussi bien parler à quelqu'un et savoir pourquoi une si jeune fille se trouvait dans les parages à cette heure-là. Aucun sourire n'était sur le visage de la princesse impériale. Personne ne l'avait vu vraiment sourire, sauf sa mère. Un petit sourire en coin, presque omniprésent, s'offre parfois en spectacle sur son visage mais sinon... rien du tout. Caerys avait apprit avec le temps à ne faire confiance à personne et surtout à ne pas montrer ses véritables émotions. Mais la plus dure à dissimuler est la colère. Revenant au présent, l'héritière attendait toujours sa réponse. Mais la jeune fille la reconnaissait-elle seulement? Plusieurs personnes savent son nom mais pas à quoi elle ressemble. Ce n'est pas tout le monde qui l'a croisé après tout...
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Mer 12 Juin - 23:26

Plongée dans mes pensées, je ne sens pas sa présence. Je me morfond sur mon passé pas très reluisant. Pourquoi y repenser sans cesse ? Pourquoi je n'arrive pas à me l'enlever de la tête ? Est-ce à cause de toutes les horreurs qu'il contient ? À cause de ce que j'ai fais ? Que ce qu'on m'a obligé à faire ? Je ne le sais pas et je ne le saurai jamais, probablement. Tout ce que je souhaite, désormais, c'est de vivre une vie normale, libre. Faire ce que je veux, penser ce que je veux. Sans réglementation, sans obligations. Sauf celles d'Écuyer et de Chevalier. Je soupire fortement. Malgré le fait que je vais devoir obéir au doigt et à l'oeil à mon maître en étant une Écuyère - presque - je sais que celui - ou celle - ci ne me fera pas de mal. Il s'occupera de moi comme une poule veille sur sa couvée. Mon maître veillera à ce que rien ne m,arrive. Il m'aida à perfectionner ma magie, comblera mes lacunes du monde dans lequel je vis désormais et tentera - malgré la cause perdue d'avance - de me faire reprendre confiance en moi-même. De ne plus sursauter à la moindre personne qui s'approche de moi, à ne plus avoir peur des ombres. À ne plus avoir peur de la nuit. Car la nuit est ma pire terreur, mon pire ennemi. Là où les pires choses se sont produites. Je me met à trembler et enserre mes genoux de mes bras. Elle est belle, l'Écuyère ! Soudain, une fille apparaît d'un seul coup à mes côtés. Je sursaute violemment et pousse un léger cri. Je regarde partout. Comment a-t-elle pu arriver sans que je le sente ? Je suis perplexe. Je respire à fond afin d'essayer de calmer les battements frénétiques de mon coeur. J'échoue lamentablement.


- Eh bien, tu es bien matinal jeune fille! Que se passe-t-il donc pour que tu ne sois pas encore dans ton lit ou même maximum dans les cuisines à cette heure-ci? 



Je n'ose pas la fixer. Ni dans les yeux, ni autrement. Elle a l'air si ... Imposante. Par la simple présence, le respect est de mise. Je me découvre soudain un intérêt très marqué pour un fil qui menace de sortir impitoyablement de ma tunique. Après quelques secondes, je prends le peu de courage que j'ai - très peu, pour dire - et je lève la tête. Elle a un charme fascinant, tellement présent qu'il en est quasiment sombre. Elle est vraiment jolie. Un peu comme ... Elle a l'air parfaite. Vraiment. Elle est mince, pas trop non plus. Grande mais de façon raisonnable. Elle est musclée. Sans doute par des années de combats, si j'en juges par les griffes acérées et les armes qu'elle porte. Ses cheveux sont si noir qu'ils ne sont pas sans rappeler les abysses profonds des nuits de nouvelles lunes en pleine mer. Ses nuits si noires qu'on ne peut pas voir un centimètre plus loin que le bout de son propre nez. C'en est quasiment hypnotisant. Ses yeux ... Ils me font frissonner. Je les croise l'espace d'une seconde. Mais j'ai trop peur. Peur des souvenirs qu'ils font remonter à mon esprit tourmenté par les longues années de calvaire. Je me met à trembler. Je ferme les yeux et respire très profondément. Dans l'espoir de me calmer. Cela fini par aboutir. Je prends sur moi-même et croise ses yeux. Rouges. Comme le sang. Rouge comme le sang de l'homme que j,ai du froidement assassiner à l'âge de dix ans. Comme ce sang chaud qui m,a éclaboussé. Comme celui qui hante encore mes nuits, deux ans plus tard. Des frissons d'horreur me passent dans le dos. Son visage est de marbre. On ne peut y déceler la moindre émotion. J'hésite sur la conduite à avoir avec cette femme. Qui est-elle ? Elle n'est pas Chevalier, sinon je l'aurais bien vu, si ?

- Je ... J'ai fais un cauchemar. Je n'arrivais plus à dormir. C'était ... Horrible.


J'avais murmuré ces paroles. Baissant piteusement la tête, je ne dis plus rien. Me tournant vers l'océan, je fixai ostensiblement l'eau. Le ciel s’éclaircissait au fur et à mesure que les minutes s'égrenait. Maintenant, il ne restait que peu de traces de l'aube naissante. Je soupirai. Ce moment magique passé, que pourrais-je faire ? Passer la journée à fixer l'océan n'était pas si bon pour le moral. Un silence malaisant s'alourdissait entre cette femme et moi. Je me demandais bien qui elle était. Que pourrait-elle faire ici ? Je n'avais pas osé poser la question. J'avais hâte que mes journées s’égayent. Moi qui était habituée à trimer dur ...  Malgré tout, cela me faisait le plus grand bien.  Je pouvais me reposer à loisirs.  Aller fureter dans la forêt, mais pas trop loin non plus. Je ne savais pas lire. Ni écrire. J'aimerais bien apprendre. Au moins, cela m'occuperait l'esprit un peu. Je voyais souvent des gens penchés sur des bouts de papier. Le front plissé de concentration, ils analysaient tout. Certains avaient l'air passionnés. J'aimerais bien, vraiment. Quand j,aurai un maître, je le lui demanderai. De m'apprendre tout ce que j'ai manqué sur la vie. Je ne comprenais pas grand chose à ce monde dans lequel j'avais basculé par hasard. Bien sûr, ce n'était pas Enkidiev, tel que l'on me l'avait appris. Je me tournai vers la femme et balbutiai d'une voix à peine audible de m'excuser de mon comportement, que j'avais été perdue dans mes pensées et que je l'avais en quelque sorte ignorée.
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Lun 17 Juin - 18:36


Caerys ne sait pas pourquoi la jeune fille avait sursauté d'une facon aussi violente. Son petit cri arracha un sourire intérieur à la princesse qui s'était calmement posée à côté d'elle sans toutefois s'asseoir. La jeune femme était encore debout entrain de l'observer. Elle n'était pas très vieille. Toutefois, son corps démontrait une certaine musculature, des blessures peut-être d'entraînements aussi. Une future écuyère? Ses intuitions sont souvent exactes. L'héritière ne se trompe que très rarement sur les cas des autres qui l'entoure. Son jugement est très bien placé, de ce dont disait sa mère. La jeune femme étudiait tranquillement la jeune fille. Celle-ci semblait un peu hypnotisée et surprise lorsqu'elle se retourna vers elle. Caerys ne sembla aucunement surprise par ces expressions. Calmement, elle se placait proche d'elle mais à une distance raisonnable. Elle jouait un peu à un certain jeu. C'était de paraître gentille, de savoir ce qui se passait dans la tête de cette jeune fille et en même temps pour voir comment les adolescents de son âge réagissaient en sa présence. Mais ce n'était pas tout le monde qui savait à quoi ressemblait vraiment la princesse héritière d'Irianeth.

L'adolescente semblait surprise de sa présence mais surtout troublée par quelque chose. Malgré le peu de sentiments et d'expressions qui passent sur le visage de la belle, la princesse impériale devine souvent ce qui peut se produire sur le visage des autres. Ne possédant pas la télépathie comme pouvoir, Caerys s'était concentrée sur ses autres sens et le combat. Elle ne souhaitait pas être une petite princesse fragile et sans défense. Elle est l'héritière de tout Irianeth. Elle veut rendre son père fier d'elle et surtout elle veut être fière d'elle-même. C'est beau être belle et pouvoir avoir plusieurs hommes à ses pieds mais si on ne sait pas quoi en faire ou même réussir à mettre les femmes aussi à ses pieds, à quoi cela sert-il d'avoir simplement la beauté? Il faut avoir l'esprit, la compétition, la séduction. Tout ce qui peut aider à manipuler les autres et les faire s'agenouiller à nos pieds.



- Je ... J'ai fais un cauchemar. Je n'arrivais plus à dormir. C'était ... Horrible.

Un cauchemar? Soudainement, la jeune femme replongeait dans les souvenirs du sien qui l'avait réveillé. Caerys avait rêvé du moment où son père avait assassiné de sang froid et sans remord un simple messager qui avait apporté une mauvaise nouvelle. Mais s'il ne l'avait pas apporté, qui aurait su ce qu'il transportait comme message? Personne! La jeune femme n'avait jamais compris ce geste qu'avait posé son père lorsqu'elle était plus jeune. Malgré la similitude qui fait en sorte de la présence des deux filles en cet endroit, Caerys n'éprouve pas vraiment de compassion. Il lui faudrait vraiment s'attacher à quelqu'un afin de pouvoir s'y attacher. C'est quelque chose d'étrange, diriez-vous mais pourtant c'est la vérité. La jeune femme n'est pas la meilleure dans tous les domaines, il y en a même des beaucoup mieux qu'elle. Toutefois, Caerys se sent confiante dans ce qu'elle entreprend et elle espère que ce sera toujours le cas. Elle sait que beaucoup de gens feraient plusieurs choses afin de pouvoir l'aider. Mais ce n'est pas par loyauté qu'ils le feraient mais plus par peur. Les gens sont ainsi avec des gens qui ont le pouvoir de supprimer leur vie ou même de l'améliorer.

- Je comprends ce que tu ressens. Je suis Caerys, fille de l'empereur et héritière du trône.

Comment l'adolescente allait-elle réagir à cette révélation? La jeune fille n'avait pas réagit en la voyant, du moins pas beaucoup et surtout pas comme quelqu'un qui a devant lui la princesse héritière du continent. N'affichant aucun sourire, la princesse impériale la regardait de son regard froid et neutre.

- Et qui es-tu?
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Lun 17 Juin - 23:35

[Cela ne risque pas d'être un chef d'oeuvre. Mon clavier marche à demi, j'ai des examens, la révision, mon bal .. xD Mais j'essaie de répondre le plus vite possible quand même.]

- Je comprends ce que tu ressens. Je suis Caerys, fille de l'empereur et héritière du trône.

- Pardonnez-moi, je ... Je ne le savais pas ... Majesté.

S'il y avait au moins une chose que j'ai avais apprise au contact d'Amélia, mon mentor du moment, c'était l'étiquette. Comment s'adresser à telle ou telle personne. Les choses à dire ou ne pas dire en certaines circonstances. Ce qu'il était convenable de faire ou de ne pas s'y risquer sous peine de représailles. Qui regarder dans les yeux, qui éviter. Qui ne pas se mettre à dos, les titres de chaque personnes, leurs rôles dans la société Irienne. Ensuite, je m'étais vu me faire donner des cours de maintient. La posture, comment bien se tenir à table, quoi utiliser, quand l'utiliser et comment l'utiliser lors de repas officiels par exemple. Qu'est-ce qu'il était convenable de mettre pour jouer, pour danser, pour une cérémonie officielle, celle pour les non-officielles, quoi mettre pour s'entraîner, toutes ces petites choses essentielles à la vie. Quand espionner, pourquoi et dans quelles circonstances, si cela en valait la peine. Mais ça ... Ce n'était qu'en cas d'urgence, évidemment. J'avais appris à me cacher dans la forêt, à me familiariser avec tous les objets de la vie quotidienne. J'avais appris comment m'occuper de moi-même. Quand il fallait que j'aille voir un futur Chevalier si j'avais besoin de me faire soigner ou quoi que ce soit d'autre. Bref, les bases essentielles pour pouvoir survivre un minimum parmi la société. Tout ce que je n'avais jamais connu auparavant. Comme le luxe d'un bain, - chaud, de plus - manger à ma faim, avoir des habits et des couvertures adaptés aux températures. 

- Et qui es-tu?

- Je m'appelle Léonys, Majesté. Je ... je suis arrivée par bateau. Ils m'avaient vendue mais Amélia m'a aidée à être libre car j'avais des pouvoirs magiques et que, à cause des nombreux sévices et ... viols ainsi que les ... le .... meurtre qu'ils m'ont obligée à commettre, j'avais appris à m'en servir pour lutter, pour essayer de vivre malgré tout.

J'avais murmuré très bassement d'une voix presque inaudible. Hésitant par endroits, bégayant, tremblant, manquant de m'effondrer devant la future Impératrice. Je fermai les yeux et baissai la tête. Je respirais profondément, afin de chasser - d'essayer de chasser serait plus juste - les souvenirs tortueux qui remontaient ;a la surface tels des vagues lors d'une tempête.  Enfin, ce n'était peut-être pas si faux. Remontant régulièrement et avec une intensité élevée, on pourrait presque les comparer à une tempête au milieu d'un océan déchaîné. Après quelques secondes, j'ouvris les yeux et regardai la femme dans les yeux. Je ne le aimais pas. Ils me faisaient trop penser au sang de cet homme, ce pauvre paysan qui gagnait pauvrement sa vie, mais qui était joyeux. Il n'avait rien fait pour mériter cela. Je me souviens de sa phrase, dite plus tôt. Comment pourrait-elle me comprendre ? Sans doute avait-elle ses raisons, mais elle, elle n'avais pas tuée un homme à l'âge de dix ans. Je remontai mes genoux et passai mes bras autour de mes jambes, faisant glisser ma manche. Celle-ci remontée laissait apercevoir ma Marque. Celle faite au fer chauffée à blanc. Il était même très visible. Posant ma tête entre mes genoux repliés, je me retenais pour ne pas laisser échapper un sanglot. Même devant cette femme, cette Princesse Héritière. 
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Ven 28 Juin - 1:44


Caerys observait la jeune fille proche d'elle. La future impératrice jouait toujours bien son jeu envers les autres. Étant une grande manipulatrice, la jeune femme peut aisément tromper les sentiments des autres et pouvoir s'en servir à son avantage. Pour le moment, elle s'était - disons - rapprochée de l'écuyère afin de savoir ce qui se passait et pourquoi elle était aussi triste. C'est une sorte de tactique et il faut bien se le dire... elle fonctionne à presque tous les coups. Alors que Caerys lui avait dit qui elle était, elle s'attendait à la réaction qu'eut la jeune fille. Elle bafouillait des mots jusqu'à s'excuser et terminer avec un titre de respect dût à son titre de noblesse. Aucun sourire n'aparut sur le visage de la jeune femme. Seulement, elle sut à l'expression de la future écuyère qu'elle était songeuse. Les pensées de la jeune fille devaient certainement toutes se mélanger en ce moment même. Calmement, les yeux rouges de la princesse s'installaient sur le magnifique paysage en avant d'elle. Fermant alors doucement les yeux, Caerys prit une grande inspiration. Le doux vent caressait sa peau satinée, faisant virevolter ses cheveux dans un sens, puis dans un autre. La sombre héritière ouvrit ensuite les paupières pour les poser sur l'océan au loin. Elle avait toujours rêvée d'explorer le reste du monde mais aussi de le mettre à ses pieds. Personne ne sait comment l'héritière réagira d'un moment à un autre, ce qui la rendait imprévisible et dangereuse. On ne la confrontait pas parce qu'elle réagissait d'une manière à une autre pour la même situation. C'est selon son état mental, ce qu'elle pense et ses émotions du moment. La princesse impériale ne s'était pas vêtue avec extravageance aujourd'hui. Elle portait simplement un ensemble de soie et de satin de couleur noir, blanc et rouge. Elle semblait bien dans ce qu'elle porte et c'est vrai. Elle préfère ainsi les vêtements plutôt qu'une armure. Jamais Caerys n'aurait été fait pour intégrer l'Ordre de son père. Elle aurait certainement préférée finir sorcière si elle avait des pouvoirs magiques mais malheureusement ce n'était pas le cas. Peut-être un jour, elle ne perd pas totalement espoir en la chose.

- Je m'appelle Léonys, Majesté. Je ... je suis arrivée par bateau. Ils m'avaient vendue mais Amélia m'a aidée à être libre car j'avais des pouvoirs magiques et que, à cause des nombreux sévices et ... viols ainsi que les ... le .... meurtre qu'ils m'ont obligée à commettre, j'avais appris à m'en servir pour lutter, pour essayer de vivre malgré tout.

Amélia? Ce nom ne lui dit rien. Peut-être n'était-ce qu'une servante qui avait prit une jeune fille innocente sous son aile et qui l'avait élevé? Caerys ne dit rien tout de suite. Léonys semblait avoir peur en sa présence ou très anxieuse car elle bafouillait toujours autant dans ses paroles. La princesse impériale ne sait pas pourquoi. Elle sait que les gens ont peur qu'elle ne les mette à exécution devant un public mais ils ne savent jamais quand cela peut arriver. Sûrement était-ce pour cela que la jeune fille essayait de trouver ses mots face à elle et surtout que c'était peut-être la cause de tous ses bafouillements étranges. La jeune fille semblait vraiment inquiète pour quelque chose. Doucement, la princesse impériale se retournait sur le côté afin de poser ses yeux provoquants sur elle. Elle n'était pas venue ici avec les intentions de lui faire du mal. Mais qui sait ce qui peut arriver. Personne ne prédit vraiment l'avenir. Quel ironie car on dit que certaines personnes ont un don de voyance. Il faudrait qu'elle les voit un jour pour pouvoir se convaincre elle-même que ce pouvoir est vraiment efficace et fonctionne vraiment.

Alors que Caerys observait toujours la future écuyère sans dire un mot, celle-ci osa même se replier sur elle-même droit devant elle. Fronçant alors les sourcils, la princesse impériale allait parler quand soudainement la manche glissa sur la peau blanche de la jeune fille. Elle vit une marque très bien définit. Il fallait bien être idiot pour ne pas savoir qu'il s'agissait là d'une marque fait à partir du fer que l'on avait soudainement chauffé et posé ainsi sur la peau pâle de cette jeune fille. Elle avait du souffrir. Malgré ses pensées, Caerys n'éprouvait pas vraiment de sympathie. C'était difficile pour elle d'en ressentir de toute facon. Relevant le regard vers le ciel, la princesse impériale décida de se taire pendant encore plusieurs minutes. Le silence plânait sur les deux femmes. Soudainement, elle rabaissa ses yeux et regarda Léonys.

- Je ne suis pas là pour t'aider. Cependant, sache qu'il y a des gens plus malheureux ici et qui plus est, n'ont pas de pouvoirs. Et qui ne sont que de piètres esclaves. Je sais que les viols et toutes autres agressions ne sont pas faciles à vivre mais cela ne t'empêche pas de te concentrer sur qui tu es vraiment. Si tu t'apitoies ainsi sur ton sort, je ne sais pas pourquoi tu es dans l'Ordre et pourquoi mon père t'a accepté. J'ai vécue un meurtre de sang froid aussi pour ma part quand j'étais plus jeune que toi. Ca ne m'a pas empêché de survivre et de passé à autre chose parce que je n'avais pas le choix. Si tu veux vraiment survivre, si tu veux vraiment vivre, appliques-toi à ton rôle de future écuyère. Rend ton maître fier lorsque tu seras attribué à celui-ci. Mais surtout, arrête de pleurer. Tu ignores le passé de toutes les personnes ici. D'autres sont plus pires que toi, ont vécues bien plus de douleurs et de sévices. Même aujourd'hui il y a des femmes ici qui sont battues, violées et tuées. Alors relève la tête et soit fière de qui tu es. Ce n'est pas n'importe qui qui peut devenir une chevalière. Et tu es sur cette voie.

Caerys se redressa calmement et épousseta lentement ses vêtements. Ses longs cheveux noirs corbeau filaient lentement au gré du vent. Reposant son regard sur l'océan, elle replongeait dans des souvenirs douloureux après cette conversation mais son visage restait toutefois de marbre.
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Mar 9 Juil - 21:11

- Je ne suis pas là pour t'aider. Cependant, sache qu'il y a des gens plus malheureux ici et qui plus est, n'ont pas de pouvoirs. Et qui ne sont que de piètres esclaves. Je sais que les viols et toutes autres agressions ne sont pas faciles à vivre mais cela ne t'empêche pas de te concentrer sur qui tu es vraiment. Si tu t'apitoies ainsi sur ton sort, je ne sais pas pourquoi tu es dans l'Ordre et pourquoi mon père t'a accepté. J'ai vécue un meurtre de sang froid aussi pour ma part quand j'étais plus jeune que toi. Ca ne m'a pas empêché de survivre et de passé à autre chose parce que je n'avais pas le choix. Si tu veux vraiment survivre, si tu veux vraiment vivre, appliques-toi à ton rôle de future écuyère. Rend ton maître fier lorsque tu seras attribué à celui-ci. Mais surtout, arrête de pleurer. Tu ignores le passé de toutes les personnes ici. D'autres sont plus pires que toi, ont vécues bien plus de douleurs et de sévices. Même aujourd'hui il y a des femmes ici qui sont battues, violées et tuées. Alors relève la tête et soit fière de qui tu es. Ce n'est pas n'importe qui qui peut devenir une chevalière. Et tu es sur cette voie.


- Que puis-je faire lorsque les souvenirs sont trop forts ... Majesté ? Comment puis-je regagner confiance en moi-même ?

Je soupire. Je sais que ma confiance en moi est brisée. Que mon estime de moi n'en vaut guère plus. J'aimerais tant que toute ma vie ne soit qu'un très, très mauvais cauchemar. Mais, si c'en était un, que serais-je devenue ? Sans doute serais-je arrogante, hautaine, trop docile ou indifférente d'autrui ? Je ne peux le savoir. Personne ne le peut. C'est la vie et ça doit rester ainsi. Les paroles de l'Impératrice m'ont fait comprendre une chose: Que la vie est ce qu'elle est, qu'on peut rien y changer. Que l'on doit l'accepter et vivre avec. De faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vivre avec et essayer d'oublier les mauvais moments. Cela me fait réfléchir. Tête baissée, les yeux fermés, je me repasse ses paroles en tête. Alors ... Je n'ai pas le choix. Je n'en ai jamais eu.

Je lève la tête et fixe l'océan. J'ai échoué ici. Peut-être était-ce mon Destin. Je ne le sais pas, seul les Dieux le savent. Et puis, où étaient-ils, ceux-là, quand j'en avais désespérément besoin ? J'ai hâte de devenir Écuyère. De travailler, d'apprendre tout ce que j'ai manqué de la vie. De comprendre la vie, comment toute chose est faite. Je veux bouger, faire quelque chose. Pour l'Humanité. Pour aider. Je ne peux pas rester inactive en sachant que tant de cruauté arrive sans que personne ne puisse rien y changer. J'aimerais tant que la paix revienne. La paix de mon intérieur, que la paix dans le monde. Ce serait bien, se promener sans avoir peur sans cesse de se faire attaquer. Maintenant, je crois que je devrais me bâtir comme une carapace. Une facade, un masque. J'en ai assez que tous puissent me comprendre. Ils ne me comprendront jamais. Ou peu d'entre eux le pourront. Mais, cette histoire n'appartient qu'à moi. Une nouvelle détermination s,empare de moi lorsque je la fixai dans les yeux.
[court, désolée, je manque de temps.]
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Jeu 8 Aoû - 1:06


Caerys était découragée par la relève que prend Irianeth face aux futurs chevaliers. Léonys semblait plus faible que les autres. Ce n'est pas une bonne chose. Cette jeune fille doit rapidement se remettre sur pied ou les choses peuvent mal se terminer pour elle. Le regard rubescent de la princesse d'Irianeth s'était de nouveau dirigé vers l'horizon, replongeant calmement dans ses pensées. Elle se fichait un peu de l'état actuel de la jeune fille. La seule chose qui change c'est qu'elle manipule les gens. Qu'a-t-elle donc à faire des jérémiades des autres? Et surtout d'une jeune fille? Si elle ne se sentait pas à sa place, l'écuyère n'avait qu'à se suicider ou se jeter devant la lame d'un adversaire. Ce serait une peine de moins sur ce continent. La jeune femme passa tranquillement son index contre sa lèvre inférieure. Les longs cheveux de jais de la demoiselle firent quelques tours contre sa peau satinée de son visage. La beauté de Caerys n'est plus à prouver. Elle est une jeune femme très belle. Cependant, elle est narcissique et revendique souvent la beauté physique. Elle déteste les femmes belles et fait tout pour leur pourrir l'existence. À quoi bon avoir une rivalité face à quelqu'un d'aussi puissant qu'elle sur Irianeth? Même pas un sourire ne s'affichait sur son visage suite à ses propres pensées. Bien sûr, elle souriait intérieurement mais jamais depuis une fois dans son enfance que la jeune fille n'a sourit. Il faut vraiment un de ces miracles pour qu'elle y arrive. Et qui aura ce don. Ce dont de mettre un peu plus de gaieté sur ce visage de glace?

La confiance en soi est importante, surtout pour accomplir de grandes choses. Si on n'a même pas confiance en soi... comment pourrions-nous seulement nous lever le matin, marcher et regarder seulement devant nous? On aurait honte de nous-mêmes. Toutes les personnes qui lâcheront un commentaire sonnera comme une insulte pour nous. Enfin. Caerys pense donc que c'est tout d'abord le problème principal de la jeune fille. Mais la princesse héritière n'est pas là pour dicter la bonne conduite de l'écuyère ni même de l'aider. Si elle était impératrice, Léonys serait exécutée ou tout simplement retirée de l'Ordre d'Irianeth car elle ne la jugeait pas compétente pour assurer le rôle de future chevalière. Lorsqu'elle sera confrontée à la guerre, sera-t-elle seulement capable de combattre, de regarder le sang gicler? De planter son épée dans le cœur d'un ennemi? Elle en doutait, sérieusement. Puis, Caerys recroise les yeux de l'écuyère. Prenant soudainement un air encore plus glacial qu'à son ordinaire, l'héritière fronce les sourcils.


- Les écuyers deviennent de futurs chevaliers. Des guerriers qui servent l'Empire et la défendent. Seras-tu prête à prêter serment? À devenir chevalière, combattre pour nous et seulement voir le sang couler de pauvres innocents? Tout le monde sur Irianeth n'est pas méchants, Léonys. Seulement, nous devons survivre. Irianeth est une terre où la survie prône sur tout le reste. C'est tué ou être tué. Je ne sais pas comment tu peux reprendre confiance en toi. Je ne suis pas dans ta tête. Seule toi pourra découvrir ce dont tu es fait et que tu pourras trouver quelque chose ou quelqu'un qui te fera prendre confiance en toi.

La voix de la belle était sombre. Caerys n'aimait pas faire ce genre de discours. Elle paraissait quoi... ''Trop gentille''. La jeune femme détourna alors son regard rubescent vers l'horizon et apprécia la douce brise qui vint caresser son visage. La tanieth était contente de pouvoir avoir un pouvoir aussi grand sur Irianeth. Un jour, ca allait être elle qui allait remplacer son père, l'Empereur, sur le trône. Et elle allait prendre davantage les choses en main cette journée là. Mais pour le moment, elle était coincée là.

- Pourquoi n'as-tu pas confiance en toi de cette manière? Franchement, donnes-moi une bonne explication parce que tu me fais presque pitié comme ca. Si tu continues comme ca, tu te fera tué. Alors réfléchit bien. Mais je veux des explications.

Cette fois-ci, Caerys était tannée du petit jeu de l'écuyère. Léonys doit répondre de ses réponses. Elle veut savoir tout de fond en comble ce qui fait que la jeune fille est si bouleversée et surtout qu'elle n'a si peu de confiance en elle. Enfin... elle veut savoir... c'est surtout qu'un jour elle risquera sûrement de le retourner contre elle ou de s'en servir pour la manipuler. Qui sait?  
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MessageSujet: Re: J'ai besoin de parler ... Ou de pleurer !   Ven 6 Sep - 16:56

- Parce que j'ai été violée, battue, obligée de tuer des gens dès l'âge de 10 ans. Dénigrée, traitée comme une moins que rien. J'ai subie de la violence psychologique. Ça n'a pas aidé. Ici, je me sens calme, protégée. Je peux me protéger. Je veux et j'aimerais reprendre confiance en moi. Mais, je ne sais pas de quelle façon ... Peut-être qu'avoir un maître pourra m'aider, qui sait ? Mais, j'aimerais juste être capable de pouvoir ranger ces souvenirs dans un coin très reculé de mon esprit.


C'était difficile de vivre normalement en se sachant meurtrière des l'âge de 10 ans. Si c'était des animaux et que c'était pour la survie, ou pour de la défense légitime, d'accord, cela pouvait bien passer, mais tuer pour ne pas être tuée, tuer pour le plaisir, qu'est-ce que cela faisait de moi ? Hein ? « And my soul, Invité, mine ? » murmurais-je au milieu de mes pensées. Pourrais-je oublier un jour tout cela ? Non, je ne le croyais pas. Je n'en avais guère l'espoir, même si la mémoire peut s'oublier. Tout ceci était trop sombre, pour la toute petite fille que j'étais, à l'époque. Mais, au moins, cela pourrait peut-être me donner un avantage. Celui de ne pas être prise au dépourvu au moment de tuer, ceci de savoir à quoi m'attendre. La douleur, le choc de la première fois, je les avais tous vécu. Je la regardai. Je sentais que cette femme avait une part d'ombre en elle, qu'elle cachait des choses aux gens. Au fond, nous avions toutes les deux un sombre passé, et des souvenirs qui nous hantaient jusque dans nos rêves. Comment avait-elle fait ? Avais-je encore un lien qui me rattachais à ce bateau infernal ? Oui, cette ... Marque. Je relevai ma manche et l'exposai à la lumière du jour, à la vue et au su de tous. C'était désagréable, douloureux, presque insupportable, d'être marquée. De plus, c'était pour la vie. Mais comme j'étais encore en vie, cela montrait que j'étais assez forte. Assez forte et puissante pour affronter la plupart des obstacles qui se trouveraient sur mon chemin. Je relevai la tête, les épaules et le dos et je respirai longuement. Je la regardai dans les yeux et lui dit que j'espérait avoir trouvé une solution, que je croyais en avoir trouvé une. Seulement, j'ignorais si c'étais la bonne marche à suivre.
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